
Qu’est-ce que la fin, la mort , le deuil ? Quelles sont nos peurs ? Comment aborder la fin de quelque chose, le deuil des êtres que nous aimons ? Comment accueillir ce qui se termine, comme la fin d’une histoire, la fin d’un cycle de vie, la deuil d’une relation, le deuil d’une fin de contrat ?
Il n’est pas facile de parler de la mort, d’accueillir la fin de quelque chose et d’en faire le deuil, il est parfois plus facile d’écrire, de le dessiner, de le chanter ou le mettre en musique. Chacun doit trouver ce qui raisonne pour lui/elle.
Nous savons tous que nous naissons pour vivre notre vie et mourir. Nous savons tous que la vie n’est que mouvement. Nous savons tous qu’il faut qu’il y ait une fin pour qu’il y ait un renouveau.
La nature est ainsi faite. Tout n’est qu’impermanence : la nuit/le jour, la naissance/la mort, de début/la Fin, Tout comme les graines que l’on sème, poussent, grandissent, deviennent de belles fleurs, puis finissent par faner.
Si nous parlions de la mort :
Qu’est ce qui fait que la mort est si difficile à accepter dans notre société ? Beaucoup d’entre nous, ont peur de la mort. Mais de quoi avons-nous peur réellement ? Est-ce la peur de vieillir ? Est-ce la peur de ce qu’il y a après ? Est-ce la peur d’être seul, ou encore la peur du manque lorsqu’un de nos proches, décède ? Quelles sont nos croyances face à la mort ? Que nous dit la société, la tradition familiale, ou encore la religion ? Quelles questions nous posons-nous ?
Nos croyances peuvent évoluer au même titre que nous grandissons en âge et en sagesse. Accepter ou plutôt accueillir la mort ou la fin d’une histoire, d’un contrat ou de quoi que ce soit d’autre, nous permet de mieux vivre chaque instant de notre vie. Ne serait-il pas possible de changer nos croyances ou notre point de vue pour que cela nous apaise et nous permette d’aborder nos difficultés de manière plus sereine et plus douce ?
J’ai envie de croire que lorsqu’une porte se ferme, c’est qu’une autre, peut être plus grande et plus belle doit s’ouvrir pour nous.
J’ai envie de croire que lorsque quelque chose se termine c’est pour un renouveau plus en accord avec soi- « m’aime ».
J’ai envie de croire que la mort n’est pas une fin en soi, qu’il y a quelque chose de beau et de merveilleux quand on rejoint le royaume des anges, des cieux ou tout autre lieu.
Je veux croire en cela car, pour avoir accompagné mon père et ma mère en fin de vie, j’ai vu comme leur visage était apaisé lors du passage vers autre chose.
D’ailleurs, n’avez-vous jamais connu, entendu des témoignages de personnes ayant vécu des expériences de mort imminente ? Certaines racontent avoir ressenti une grande sérénité et vu une belle lumière d’amour au fond d’un tunnel.
Ces croyances permettent d’être confiant-e et de profiter de la vie, ici et maintenant.
Observez comme le temps nous permet d’accueillir la mort de nos êtres les plus cher, de plus en plus sereinement. Ce temps est plus ou moins long selon les personnes, et il est important de respecter ce temps d’acceptation et sa durée … comme dit la chanson de … « Il faut laisser le temps au temps »
Observez comme le temps apaise ce qui nous traverse dans les premiers temps de la fin de quelque chose.
Ce temps est nécessaire pour laisser évoluer nos émotions et prendre de la distance.
Des « stades » ont été répertoriées comme les 7 étapes du deuil qui sont les suivantes :
- Le choc et le déni
- La douleur et la culpabilité
- La colère
- La frustration de la perte subie
- La dépression et le manque
- La reconstruction
- L’acceptation
Même si la souffrance de la perte d’un être cher est propre à chacun, comprendre ce processus permet de nous aider à traverser cette douleur émotionnelle. Et ces étapes peuvent être ressentis lors de toute fin.
Et gardons à l’esprit qu’il est possible de surmonter nos sentiments de tristesse extrême ; Le temps est notre allié.
Observez enfin les souvenirs, ne remarquez-vous pas que seuls les meilleurs restent ? Pour ce faire, il est bien sûr nécessaire de passer par toutes les étapes du deuil. La première étape est d’autant plus difficile lorsque la mort ou la fin de quelque chose a été brutale. Il est évidemment très douloureux de ne pas avoir eu le temps de dire au revoir à une personne aimée, à des collègues, à un lieu, à une histoire.
Sachez que vous avez toujours la possibilité de croire que vous pouvez le faire en vous reliant avec le lien du cœur…Si besoin faites vous accompagner à le faire avec l’hypnothérapie ou une tout autre méthode qui vous inspire avec une personne compétente et bienveillante.
C’est pourquoi, nous pouvons prendre la résolution de mesurer l’importance des séparations et de les vivres en conscience. Et nous pouvons aussi l’expliquer à nos proches, voir à nos enfants : se dire « au revoir », c’est essentiel, même si on est fâché car on ne sait pas ce qu’il peut arriver. Et vivre avec des regrets est extrêmement difficile et négatif.
Parfois, la vie nous malmène et nous sentons la mort ou la fin toute proche. Cette éventualité est effrayante, mais malgré tout, elle nous offre la possibilité de prendre conscience du bonheur de vivre l’instant présent. Alors, nous sommes capables de s’éveiller à autre chose, d’évoluer, de changer, d’aborder la vie autrement.
La vie est précieuse, réalisons dès à présent que nous devons en prendre soin.
J’ai envie de vous transmettre et partager mon expérience.
Il est un slogan qui m’est cher : « M., sa force c’est LA VIE ». Ce jeune homme de 19 ans, mon fils, m’a appris la valeur de la vie pendant son combat contre la maladie, un lymphome de Hodgkin, qui a failli lui coûter la vie à plusieurs reprises. Sa force a toujours été de croire en lui et à sa capacité à accepter les choses qui lui arrivent. A souffrir quand il a mal et uniquement à ce moment-là…ni avant, ni après…et le reste du temps, profiter de la vie. Il nous a donné, et nous donne encore une belle leçon de vie à nous, sa famille proche, ses amis, et tous ceux qui le croisent.
Pour conclure, la mort et la fin nous accompagne tout au long de la vie. Il ne s’agit pas ici de minimiser la douleur, mais de la vivre lorsqu’elle doit être vécu car refouler ses émotions ne fait que les étouffer. Il est important de savoir qu’alors, un jour ou l’autre elles ressurgissent comme un volcan en éruption. L’idée est de trouver des solutions pour accepter nos épreuves et mieux vivre la mort, la fin et le deuil.
